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L'humain est un produit comme un autre - Page 2

  • Les consoles de jeux, la puissance harnachée

    Si le mobile a initié une nouvelle clientèle à la pratique des jeux vidéo (en particulier sur le « casual gaming », ou jeu occasionnel), les consoles de jeux dédiées demeurent un moyen de jouer essentiel, notamment depuis qu’elles ont également évolué vers un modèle connecté. La connexion à internet des consoles est ainsi devenue quasiment indispensable, autant par la volonté des constructeurs (pour gérer les mises à jour et lutter contre le piratage des jeux) que par l’appétence des clients pour le jeu en ligne. Fortes de cette connexion, certaines consoles contiennent désormais aussi des applications (en particulier pour la lecture de contenus audiovisuels) et des navigateurs (accompagnés des périphériques nécessaires – clavier, souris – pour émuler un ordinateur). Pour autant, les consoles ne s’identifient pas encore elles-mêmes comme des terminaux multifonction. Leurs interfaces de référence restent les manettes, or celle-ci sont conçues pour permettre aux utilisateurs de réagir rapidement mais n’offrent pas de mode de saisie évolué. Au point que les constructeurs de consoles proposent souvent des applications sur smartphones afin que ceux-ci puissent servir de second écran. Ainsi, pour acheter des jeux sur le magasin en ligne, un utilisateur aura parfois plus vite fait de passer par son smartphone que par sa console. Par ailleurs, certains constructeurs de consoles restent sur des modèles centrés autour de l’offre de jeux vidéo. Ainsi, bien que les consoles de Nintendo soient pourvues d’un écran tactile et d’un OS leur ouvrant les mêmes possibilités qu’aux smartphones, le constructeur a fait le choix de bloquer le navigateur pour qu’il ne puisse être utilisé que pour paramétrer la console. Pour accéder à des contenus, l’utilisateur est alors contraint de passer par le magasin d’applications.

  • Un baptême en avion de combat

    Lors d'un voyage en Russie (pour le travail, non pour les vacances), je suis tombé sur un accompagnateur fondu d'avions de chasse, qui m'a fait partager sa passion. Je crois n'avoir jamais autant appris sur ces appareils qu'au cours de ce bref séjour ! Mon guide m'a expliqué l'évolution dans ce domaine, étroitement liée au contexte de la guerre froide. La fin des années 1960 voit en effet un ralentissement dans la course à l'armement. Il permet à l'URSS, qui comptait jusqu'alors davantage sur sa force numérique que sur l'avancée technique de ses avions, de produire des modèles plus sophistiqués. Les MiG-23, 25 et 27 représentent par exemple un progrès significatif pour l'armée soviétique, dont témoigne la série des Tupolev Tu-22 « Backfire » (qui perdure encore aujourd'hui). Les appareils soviétiques au Moyen-Orient donnent à des pays tels que l'Egypte, la Libye et l'Iraq davantage de capacités de combat, comme on peut le voir en 1967 lors de la guerre des Six Jours, puis en 1973 lors de la guerre israélo-arabe (même s'ils se révèlent insuffisants face aux effectifs israéliens, techniquement supérieurs grâce à leurs avions acquis auprès de la France ou des Etats-Unis). Mais ce sont de bonnes occasions pour l'URSS d'évaluer ses appareils en conditions de combat. La fin des années 60 voit aussi l'arrivée d'un nouveau type d'avion révolutionnaire, le Hawker Siddley Harrier ADAV / ADAC (avions à décollage et atterrissage verticaux / avions à décollage et atterrissage courts), à ce jour sans équivalent dans le monde. Eu Europe, la réduction des budgets de défense contraint les constructeurs à s'associer dans les années 70 : McDonnell s'associe avec Douglas pour produire le BF-15, et, en Europe, Grande-Bretagne, Italie et Allemagne s'entendent pour développer le Tornado et élaborer la génération qui lui succédera. Plusieurs nouveaux constructeurs apparaissent, ainsi que des pays comme Taïwan, le Japon, l'Argentine et l'Afrique du Sud, qui ne veulent plus dépendre des importations. La fin de la guerre froide modifie les options stratégiques : il faut des forces rapidement déployables et des avions polyvalents pouvant intervenir sur des zones de conflit n'importet où dans le monde. Comme on put le voir durant la guerre du Golfe en 1991, l'avion à réaction reste en tout cas le symbole le plus important de la puissance militaire. Je remercie mon accompagnateur pour son chaleureux accueil, mais aussi pour m'avoir fait partager sa passion. Une passion qu'il a menée jusqu'au bout, puisqu'il a effectué un vol en avion de chasse à bord d'un Mig 29 ! De retour en France, j'ai d'ailleurs découvert que ce type de prestation un peu folle était également disponible chez nous ! Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce baptême de l'air en avion de chasse.

  • 2017 une bonne année pour l’art

    Révélé par la presse américaine, l’achat de cette toile iconique par le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, surnommé «MBS» – par l’intermédiaire du prince Bader ben Adallah ben Mohammed ben Farhan Al-Saud -, est un record absolu. Il place le marché de l’art dans une nouvelle dimension: celle des enjeux politiques et des luttes d’influences, ce fameux «soft power» devenu une arme redoutable pour bien des pays. En l’occurrence les Émirats Arabes Unis ayant indiqué que l’œuvre a été acquise par le département de la Culture et du Tourisme d’Abou Dhabi, pour être exposée dans le nouveau Louvre Abou Dhabi. Dans le Golfe, c’était surtout le Qatar qui s’imposait jusque-là comme un acteur majeur du marché: avec le Cézanne et le Gauguin, il possède déjà deux des tableaux les plus chers vendus de gré à gré. L’équilibre pourrait être rétabli avec l’ouverture prochaine du nouveau musée, la «Rose des sables», construit lui aussi par Jean Nouvel et dominant la baie de Doha. Privée de cinq plus gros lots, la vente inaugurale n’a totalisé que 3,8 millions d’euros (avec les frais) au lieu des 11 à 16 millions d’euros attendus. Sur 190 lots, 54 n’ont pas trouvé preneur, au grand dam des indivisaires qui n’avaient toutefois plus beaucoup d’espoir de récupérer leurs économies placées dans ce qui s’est avéré être la plus grande escroquerie du siècle mise en place par Gérard Lhéritier. On attend de savoir à quel prix le rouleau de Sade et les manuscrits de Breton vont être négociés de gré à gré avec l’État qui, maintenant que les œuvres ont été classées «Trésor national» a 30 mois pour se décider et surtout trouver un mécène.