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L'humain est un produit comme un autre

  • Colloque NewTech de Londres

    La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de suivre un séminaire à Londres qui était dédié aux nouvelles technologies. De tous les événements de ce genre que je suis amené à suivre (et autant vous dire que c'est assez fréquent), c'est toujours ce thème-là que j'attends avec le plus impatience, car il me permet de découvrir quelles technologies qui sont sur le point de changer nos vies. Et celle qui m'a vraiment marqué lors de ce dernier événement, ce sont les véhicules autonomes. Les premiers véhicules sans chauffeur débarquent en effet dans nos villes, et même s'ils ne sont pour le moment qu'en phase de test, l'engouement de l'industrie (et des politiques !) pour ces véhicules fait qu'ils vont sans doute bientôt se répandre comme une traînée de poudre. Le monde de I-Robot n'est clairement plus très loin. Je dois dire que j'ai longtemps été sceptique à l'idée de cette technologie. Je prends trop de plaisir à conduire pour imaginer laisser cette tâche à une machine. Seulement, ne plus avoir à conduire offre tout de même un sérieux avantage : celui de se libérer du temps pour soi. Durant les trajets, il est donc probable que le conducteur sera sous peu plus occupé par l'écran de son smartphone que par la route (ce qui est déjà le cas, mais encore dangereux). Et les avantages de ces nouveaux conducteurs crèvent les yeux. Il y a bien sûr la sécurité : une machine ne fait pas d'excès de vitesse, n'est pas distraite par un appel téléphonique, n'a pas sommeil. Bref, c'est la conductrice idéale, et tout laisse à penser qu'elle va largement contribuer à augmenter la sécurité routière. Mais ce n'est pas tout. Les véhicules autonomes vont aussi avoir de nombreux autres avantages, comme : réduire les embouteillages ; faire livrer ses courses directement chez soi ; réduire les signalisations dans le paysage... Et il est probable que toutes les applications n'aient pas encore été pensées ! Autant vous dire que ces nouveaux véhicules vont sérieusement réformer le paysage urbain et son fonctionnement. J'attends cette innovation avec impatience ! Sinon, ce séminaire a été un vrai bonheur. D'ailleurs, je vous mets en lien l'agence qui s'en est occupée : j'ai beaucoup apprécié la qualité de l'organisation. Retrouvez toutes les infos sur ce séminaire à Londres en suivant le lien.

  • La situation des migrants en Hongrie

    En 2016, les caractéristiques du système d’asile hongrois ont poussé un certain nombre d’autres pays européens à se prononcer contre les renvois en Hongrie, voire dans certains cas à recommander purement et simplement la suspension des transferts au titre du règlement de Dublin. Le pays a continué de placer des demandeurs d’asile en détention, sans appliquer les garanties indispensables pour veiller à ce que cette mesure soit légale, nécessaire et proportionnelle. En juillet, la Cour européenne des droits de l’homme a conclu dans l’affaire O.M. c. Hongrie que la rétention d’un demandeur d’asile gay portait atteinte au droit de l’intéressé à la liberté et à la sécurité. Elle a jugé que la Hongrie n’avait pas procédé à une évaluation individuelle pour justifier la rétention du requérant, ni tenu compte de la vulnérabilité à laquelle il était exposé dans son lieu de détention en raison de son orientation sexuelle. Le gouvernement a dépensé plus de 20 millions d’euros en campagnes de communication pour dépeindre les réfugiés et les migrants comme des criminels et des menaces pour la sécurité nationale. En octobre, il a organisé un référendum national sur son opposition à la relocalisation de demandeurs d’asile en Hongrie dans le cadre d’un dispositif concernant toute l’UE. Faute d’une participation suffisante, ce référendum a été invalidé. Avec la Slovaquie, le gouvernement a contesté devant la Cour de justice de l’Union européenne la légalité de la décision du Conseil européen relative aux quotas de relocalisation. L’affaire était en cours à la fin de l’année. En novembre, le Comité européen pour la prévention de la torture a publié un rapport sur les centres de rétention pour migrants et demandeurs d’asile dans le pays. Il a constaté qu’un nombre considérable d’étrangers, dont des mineurs non accompagnés, déclaraient avoir été victimes de mauvais traitements physiques de la part de policiers. Le gouvernement a rejeté ces allégations.

  • La réforme par ordonnance

    La majorité, les Républicains et les Constructifs LR-UDI ont voté pour réformer le code du travail par ordonnances. La Nouvelle gauche, les Insoumis et les communistes ont voté contre. C'est une première étape du premier gros chantier du quinquennat. Au terme de quatre jours de débats vifs entre la gauche radicale et la majorité, l'Assemblée a donné jeudi soir son feu vert à l'exécutif pour légiférer par ordonnances sur la réforme controversée du code du travail. Le projet d'habilitation a été approuvé par 270 voix contre 50. La majorité ainsi que les Républicains et les Constructifs LR-UDI ont voté pour, la Nouvelle gauche, les Insoumis et les communistes ont voté contre. "C'est un moment important, le premier texte du quinquennat est sur le travail, c'est un symbole", s'est réjoui la ministre du Travail Muriel Pénicaud à l'issue du vote. Alors que la concertation se poursuit avec syndicats et patronat, ce texte définit les contours des futures ordonnances. Parmi les points les plus controversés, le plafonnement des indemnités prud'homales, la fusion des instances représentatives du personnel, le rôle accru de l'accord d'entreprise ou encore la modification du compte pénibilité. Le texte va maintenant être transmis au Sénat pour être voté définitivement d'ici avant la fin de la session extraordinaire début août. Le contenu des ordonnances sera présenté fin août aux partenaires sociaux pour une ratification soumise à l'automne au Parlement, ce qui devrait engendrer une nouvelle bataille. "Le vrai débat aura lieu au moment où on aura le contenu des ordonnances", a dit le président du groupe Nouvelle gauche (ex-PS), Olivier Faure disant des débats qu'ils se sont tenus dans une "forme d'abstraction totale", Muriel Pénicaud et le rapporteur Laurent Pietraszewski (REM) renvoyant régulièrement au "dialogue social" en cours. D'ici là, une journée de mobilisation est prévue le 12 septembre à l'appel de la CGT. Depuis la tribune de l'Assemblée, le chef de file de la France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a appelé "à la lutte". "Braves gens, révoltez-vous", a-t-il lancé. A défaut de pouvoir bloquer le texte, insoumis et communistes, très mobilisés dans l'hémicycle et sur les réseaux sociaux, ont combattu alinea par alinea les neuf articles du texte, a côté duquel la loi El-Khomri n'était "qu'une mise en bouche", selon le chef de file communiste André Chassaigne. Ils ont imposé, via de nombreux amendements, quasiment tous rejetés, demandes de votes et joutes oratoires, un face-à-face avec la majorité qui est peu à peu sortie de sa réserve S'illustrant à l'ouverture des débats lundi, le jeune élu lillois LFI Adrien Quatennens avait donné le ton en invitant les élus REM à s'"insoumettre" pour éviter le "piétinement d'un siècle de luttes sociales". Tour à tour, ces élus ont accusé les députés REM de "manquer de libre arbitre" ou d'être des "ambassadeurs de la société des héritiers". Piquée au vif, la majorité a fini par répliquer. "Vous n'avez aucune leçon à nous faire en matière d'origine sociale. Je suis petite fille de couturière", a lancé jeudi Olivia Grégoire (REM). "Je n'ai jamais été muselée de ma vie, mes compagnons non plus", a dit Michèle Peyron(REM). "Arrêtez de parler de déni de démocratie, on en est à 30 heures de débat", a répliqué Erwan Balanant (Modem). Défendant le projet imaginé par Emmanuel Macron, certains ont mis en avant leur connaissance du monde du travail, comme chefs d'entreprise, cadre à Pole emploi, salarié, etc. "C'est bien parce que ce nous sommes attachés au code du travail que nous voulons l'adapter au monde actuel", a résumé Aurélien Taché (REM). Les débats sur le télétravail mercredi soir ont clairement illustré deux visions du monde du travail. A Sylvain Maillard (REM) jugeant notamment "incroyable qu'au XXIe siècle" que les LFI puissent s'y opposer au motif qu'il serait un frein aux luttes sociales, Sébastien Jumel (PCF) a répondu en soulignant qu'il était "souvent subi", leur reprochant de vivre "au pays des start-ups et de Oui-Oui". Les Républicains se sont montrés discrets. Leur orateur Gérard Cherpion a reconnu qu'il ne pouvait s'opposer à des propositions portées "les cinq dernières années". Les socialistes, par la voix principalement de Boris Vallaud, se sont concentrés sur quelques points, comme la défense du compte pénibilité. Le FN, qui n'a pas de groupe, a été peu présent.