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L'humain est un produit comme un autre

  • Une demi heure en avion de chasse

    Rennes, samedi dernier. Aux alentours de 12h, je suis arrivé à l'aéroport où j'ai été réceptionné par le pilote, un ancien de la Patrouille de France. Les autres sont arrivés quelques minutes plus tard, et nous nous sommes dirigés vers la salle de briefing. J'avais une boule au ventre. Dans moins d'une heure, j'allais effectuer mon baptême de l'air en avion de chasse. Avec une phase acrobatique à la clef ! Notre futur pilote nous a présenté le vol, de même que les qualités de l'avion et les consignes de sécurité à respecter. Après ça, le pilote a déterminé notre ordre de passage : la chance était avec moi, je passais en première position ! Je suis immédiatement allé mettre mon uniforme (une authentique combinaison de pilote), puis j'ai rejoint l'appareil qui nous attendait sur le tarmac. Le Fouga CM 170 n'est pas aussi intimidant qu'un avion de combat. Il faut dire que c'est un avion d'entraînement et n'a donc pas les lignes agressives qu'on trouve sur un Rafale, par exemple. Mais le fait qu'il ait servi d'appareil à la Patrouille de France prouve en revanche qu'il est maniable et offre d'excellentes sensations de vol. C'est donc plein d'espoir que j'ai pris ma place à l'arrière tandis que le pilote s'installait à l'avant. Sitôt assis, l'équipe est venu me sangler au siège et me délivrer les dernières instructions. J'acquiesçais mais avais du mal à me concentrer sur leurs propos. Enfin, la verrière s'est refermée et l'appareil a effectué son roulage jusqu'au bout de la piste de décollage. Après toutes ces semaines d'attente, j'y étais enfin : j'allais décoller à bord d'un avion de chasse... Un frisson plus tard, le décollage était terminé et nous prenions de l'altitude. Nous avons débuté par une étape de reconnaissance où j'ai pu profiter d'une vision prodigieuse sur le décor grâce à la verrière du cockpit. Rien de comparable aux minuscules hublots des avions de ligne. Ici, le spectacle était grandiose et partout. Après une dizaine de minutes, le pilote a enchaîné avec un vol à basse altitude. Incroyable moment où l'on voit défiler le paysage de toute part, à pleine vitesse. Mais le plus beau restait évidemment à venir: la phase acrobatique ! Même si je me préparais depuis des semaines, lisant tous les retours d'expérience sur le sujet, rien ne m'avait préparé à ça. Nous avons ouvert le bal par un looping et cela m'a fait l'effet d'une gifle. Dans la montée, j'ai senti tout mon organisme puissamment écrasé contre le siège, juste avant de flotter dans mon harnais, la tête en bas. Un instant plus tard, nouveau plaquage contre mon siège sous les G. Ebouriffant ! Je pensais profiter de quelques secondes pour me remettre. Mais non, une seconde figure a aussitôt enchaîné. Après quelques tonneaux et vrilles, j'avais du mal à retrouver mes repères. Dix minutes plus tard, je n'essayais même plus. J'étais trop occupé à rester contracté pour éviter le blackout ! Une expérience magique que je ne regrette pour rien au monde, mais que je ne conseillerai pas à tout le monde. J'ai compris une fois là-haut pourquoi il fallait une visite médicale avant de se lancer ! Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de ce baptême de l'air en L39 à Paris Pontoise. Suivez le lien.

  • CNIL : la coopération prévue par le règlement européen

    L’entrée en vigueur du règlement européen sur la protection des données, qui unifie le droit applicable au sein de l’Union européenne, va entraîner une plus grande coopération entre les différentes autorités de protection des données, notamment dans le cadre de leur pouvoir de contrôle. En effet, en présence de traitements transfrontaliers, c’est-à-dire lorsque le responsable de traitement est établi dans plusieurs États membres ou lorsque le traitement est susceptible d’affecter sensiblement des personnes dans plusieurs États membres, les autorités pourront mener leurs investigations ensemble, sous la conduite d’une autorité chef de file. Différents mécanismes destinés à faciliter la coopération et à assurer une application cohérente du règlement ont ainsi été institués. Des enquêtes conjointes pourront être menées par les autorités et ces dernières devront se communiquer, sous un délai contraint, toutes les informations utiles, notamment celles relatives aux organismes contrôlés. Plus concrètement, les agents de la CNIL pourront désormais se déplacer dans toute l’Union européenne pour exercer leurs missions et accéder aux locaux de responsables de traitements. Ils pourront également accueillir sur le territoire français des agents d’autres autorités pour mener ensemble ces opérations, dans le respect du droit procédural français. Les autorités de contrôle européennes ont déjà été amenées à collaborer sur des dossiers et à coordonner leurs actions. Toutefois, les procédures restaient purement nationales et les réponses apportées étaient propres à chaque État. Désormais, les opérations menées conduiront à l’adoption d’une décision unique.

  • En simu d'avion de chasse

    C'est quelque chose qui me sidère toujours : constater l'évolution qu'a pu avoir l'informatique ces dernières années. Quand je pense aux premiers simulateurs de vol, qui se résumaient à une poignée de pixels ! On en est loin, désormais ! A l'occasion des fêtes, mon beau-frère m'a offert une séance sur un simulateur de vol à Lille, et j'ai pu me rendre compte de cette incroyable évolution. J'ai été totalement ébahi par le réalisme de ce vol. Cette évolution fulgurante m'a beaucoup fait réfléchir à cette courbe de vitesse que nous suivons sans faillir. Vous connaissez peut-être cette image assez parlante : si notre monde avait une cinquantaine d'années, l'être humain existerait depuis les 4 dernières heures, et la révolution industrielle depuis une minute à peine. Et durant ce minuscule laps de temps, nous avons saccagé plus de 50% des forêts du monde et déréglé définitivement le climat ! Si l'on observe cette évolution, l'on peut raisonnablement imaginer que nous disparaîtrons avant la fin de la deuxième minute. Et c'est sans doute cela qui explique le paradoxe de Fermi. Fermi était un chercheur (un mathématicien, si ma mémoire est exacte) du vingtième siècle, qui expliquait que s'il y avait une vie quelque part dans l'univers, cela se verrait. Une espèce consciente, si elle était apparue avant nous, aurait dû croître dans chaque recoin, et ce en très peu de temps. Et pourtant, le SETI ne capte toujours rien ! Mais à partir du moment où l'on prend en compte notre propre développement, on peut très bien imaginer qu'il a existé des dizaines d'autres espèces intelligentes dans l'univers. C'est juste qu'elles ont survécu quelques secondes cosmiques puis se sont éteintes ! Malgré l'impression qu'on peut avoir, nous vivons le temps d'un battement de coeur et disparaissons. Notre vie passe inaperçu, que ce soit à l'échelle individuelle ou même de l'espèce ! Et de le savoir, ça remet quand même nos petits drames en perspective, non ? Sinon, j'ai été conquis par l'expérience proposée par ce septième ciel virtuel. Si vous avez toujours voulu jouer les commandants de bord, je vous recommande de tester ce simulateur de vol. Voici le site où je l'ai trouvé ! A lire sur le site de vol en simulateur avion de chasse à Lille.